Si vos statistiques montrent soudain beaucoup de visiteurs de Roubaix, Gravelines, Strasbourg ou Ashburn en Virginie, vous voyez souvent des serveurs, pas des acheteurs. De grands fournisseurs de cloud et d’hébergement exploitent des centres de données dans ces villes, et les outils d’analyse situent un visiteur d’après son adresse IP. Les robots d’indexation, les services de surveillance, les scrapers et les navigateurs sans interface qui y tournent apparaissent donc comme des visiteurs de ces villes. Voici comment le vérifier, filtrer vos rapports avec prudence et tenir ce trafic à l’écart de vos annonces.

Pourquoi ces villes

  • Roubaix, Gravelines et Strasbourg : OVHcloud y exploite des sites.
  • Paris : AWS y exploite la région Europe (Paris), Google Cloud nomme Paris comme emplacement d’une région et Microsoft y place sa région France Central.
  • Ashburn, en Virginie : la région AWS US East (N. Virginia), la région Google Cloud d’Ashburn et la région East US de Microsoft se trouvent sur place ou tout près.

Paris, contrairement à Ashburn ou Gravelines, est aussi une grande ville pleine de vrais clients. Une hausse venant de Paris n’est donc qu’un indice. Quand de nombreuses visites arrivent de ces villes à intervalles rapprochés, avec le même appareil et sans interaction, il s’agit plus probablement d’automatisation que de clients.

Sources : OVHcloud, Régions ; AWS Regions, Google Cloud Regions and zones (en anglais) et Microsoft Liste des régions Azure.

Vérifier les adresses

Une ville est un indice, l’adresse est la réponse. GA4 n’affiche pas les adresses IP, mais les journaux d’accès de votre serveur ou de votre hébergeur le font généralement. Les visites payantes Google Ads portent en principe un identifiant de clic comme gclid dans l’URL de la page de destination : vous pouvez donc isoler d’abord les arrivées payantes.

Collez le journal, ou seulement les adresses, dans le générateur gratuit de listes d’exclusion d’adresses IP. À partir d’un journal, il ne compte que les lignes portant un identifiant de clic Google Ads, et le nombre de clics distincts venus de chaque adresse. Il signale chaque adresse qui appartient à un réseau cloud ou d’hébergement, d’après les plages que publient Amazon Web Services, Google Cloud, Microsoft Azure, Oracle Cloud, DigitalOcean, Akamai (Linode) et Vultr et les réseaux qu’annoncent Hetzner, OVHcloud, Contabo, Scaleway, Alibaba Cloud, Tencent Cloud et Huawei Cloud, et indique combien relèvent de chacun. Il fonctionne dans votre navigateur : les adresses n’en sortent pas.

Une adresse cloud n’est pas toujours un robot

Certaines vraies personnes naviguent depuis des adresses cloud, via un VPN ou un poste de travail virtuel. Regardez ce qu’ont fait les visites, combien de temps elles ont duré et si elles ont converti, avant de traiter tout un réseau comme de l’automatisation.

Filtrer GA4 avec prudence

GA4 exclut déjà de lui-même le trafic des robots et araignées connus, et cela ne se désactive pas. Ce qui arrive de ces villes dans vos rapports, c’est l’automatisation qui ne figure pas sur ces listes.

Une règle de trafic interne et un filtre de données permettent d’exclure des adresses ou des plages d’adresses IP en notation CIDR. Réfléchissez avant : l’effet d’un filtre de données est définitif, il ne s’applique qu’à partir de sa création, une propriété peut avoir jusqu’à 10 filtres de données, et les adresses cloud changent de main. Pour étudier ce trafic sans le perdre, utilisez un filtre de rapport ou une comparaison. Le guide sur le trafic de robots dans GA4 décrit les signes à surveiller.

Sources : Aide Google Analytics, Exclusion du trafic généré par des robots connus et Filtrer le trafic interne. La limite de 10 filtres de données par propriété figure dans la version anglaise de cette dernière page.

Les tenir à l’écart de vos annonces

Des rapports propres ne vous rendent pas votre budget. Si ces visites arrivent par vos annonces, elles vous coûtent des clics et, quand elles déclenchent une conversion, Smart Bidding apprend à en trouver davantage. Deux choses aident :

  • Exclure les adresses, pas la ville. Exclure Paris comme zone géographique masque aussi vos annonces aux vrais clients qui y vivent. Exclure les adresses des centres de données est précis, et les réseaux de centres de données sont le seul endroit où une plage avec astérisque comme 203.0.113.* est sans risque. La liste d’exclusion du compte s’applique à toutes les campagnes, Performance Max comprise. Le générateur peut ne garder que les adresses cloud et d’hébergement et ne crée de plages qu’à l’intérieur de ces réseaux ; le guide sur l’exclusion d’adresses IP explique à quelle liste chacune appartient.
  • Tenir leurs conversions à l’écart des enchères. Un formulaire envoyé par un script reste une conversion pour Google Ads, Meta et GA4 s’il leur parvient.

Ce qu’ajoute AdProtektor

Une liste établie une fois vieillit, parce que les adresses changent. AdProtektor évalue chaque visite au moment où elle a lieu, notamment d’après le réseau auquel appartient l’adresse, bloque les sources qui dépassent votre seuil et tient à jour vos listes d’exclusion Google Ads, avec les adresses de centres de données et de réseaux de robots sur la liste du compte. Avec ConversionOS, il peut aussi retenir les conversions des visiteurs bloqués au lieu de les envoyer à Google Ads, Meta et GA4.

Une ville dans votre rapport est un indice. L’adresse derrière elle est la réponse.

Pour voir lesquelles de vos visites publicitaires viennent de centres de données, démarrez un essai gratuit et ajoutez le script à votre site.