Si GA4 affiche soudain une vague de visiteurs venus de Chine, souvent de Lanzhou, et de Singapour, vous voyez presque à coup sûr des robots, pas un nouveau marché. Des propriétaires de sites du monde entier signalent le même schéma depuis octobre 2025, et l’explication relayée depuis les équipes de Google est qu’il s’agit de trafic non humain qui échappe au filtrage des robots de GA4. Voici comment le reconnaître, le tenir à l’écart de vos rapports sans perdre de données et vérifier si une partie atteint vos annonces.
À quoi cela ressemble
- Du trafic direct. La plupart des sessions arrivent sans source et tombent donc dans le canal Direct.
- Deux endroits. La Chine, souvent Lanzhou dans la province du Gansu, et Singapour, en général en tête du rapport par ville.
- Il ne se passe rien. Une page par session, presque aucun temps d’engagement, et ni défilement, ni clics, ni conversions.
- Aucun client derrière. Les sessions s’envolent pendant que les appels, les demandes et les ventes ne bougent pas.
Sources du schéma : Castus, Why GA4 Is Recently Reporting Traffic From China & Singapore, et GoOp, GA4 traffic spike from China and Singapore in regional Australia (en anglais).
Ce qu’ont dit les équipes de Google
La discussion principale est un fil de la communauté d’aide Google Analytics ouvert en octobre 2025. En novembre 2025, un expert produit de ce fil, bénévole et non employé de Google, a relayé que les équipes de Google avaient identifié ces pics comme une forme nouvelle et ciblée de trafic non humain qui échappe au filtrage habituel des robots, que les robots qui se déclarent comme tels sont déjà filtrés et qu’une solution durable était en préparation. La mesure immédiate proposée était un segment dans une exploration, parce qu’il ne change que la façon dont vous voyez les données : aucun trafic réel n’est exclu définitivement.
Source : communauté d’aide Google Analytics, Google Analytics 4 Bot Traffic Increase from China / Singapore on WordPress Sites (la mise à jour de l’expert produit du 10 novembre 2025, en anglais).
Pourquoi bloquer la Chine ne suffit pas toujours
Certains propriétaires bloquent les deux pays dans leur pare-feu et voient toujours les sessions. L’explication de GoOp est qu’une partie de ce trafic se comporte comme du trafic fantôme : GA4 l’enregistre, mais les journaux du serveur et du pare-feu ne montrent aucune visite correspondante, si bien qu’il n’y a rien à bloquer sur le site. Le reste charge vraiment vos pages et laisse des adresses dans vos journaux d’accès.
Un journal qui enregistre chaque demande de page, celui de votre CDN s’il sert des pages en cache, vous dit quelle partie vous avez. Si les visites y figurent, collez le journal dans le générateur gratuit de listes d’exclusion d’adresses IP : il signale chaque adresse d’un réseau cloud ou d’hébergement, Alibaba Cloud, Tencent Cloud et Huawei Cloud compris, et indique combien relèvent de chacun. Il fonctionne dans votre navigateur, le journal n’en sort donc pas.
Hors de vos rapports, pas hors de vos données
- Un filtre de rapport pour un coup d’œil rapide : dans un rapport standard, ajoutez un filtre sur le pays qui laisse de côté la Chine et Singapour. Il ne change que ce rapport.
- Un segment dans une exploration pour les analyses auxquelles vous revenez : excluez les sessions de ces pays ou, si vous y avez de vrais clients, seulement celles qui n’ont presque aucun engagement.
- Pas un filtre de données. Les filtres de données de GA4 portent sur le trafic interne que vous signalez par adresse IP, sur le trafic des développeurs et sur les noms d’hôte indésirables, pas sur les pays, et ce qu’ils excluent disparaît pour de bon.
Le guide sur le trafic de robots dans GA4 présente les autres outils de GA4 et leurs limites.
Vérifier si cela atteint vos annonces
À lui seul, ce trafic vous coûte des rapports propres, pas d’argent : il arrive surtout en direct, pas par vos annonces. Vérifiez que cela reste le cas. Ventilez les sessions de ces deux endroits par source/support de la session ; celles qui arrivent en google / cpc sont des clics payants. Les visites issues d’annonces portent un identifiant de clic comme gclid dans l’URL, si bien que le générateur peut aussi les compter à partir de votre journal : il compte les clics Google Ads distincts derrière chaque adresse et signale celles des réseaux cloud, les plus sûres à exclure.
Vérifiez votre option de zone géographique
Dans les paramètres de la campagne, l’option de zone géographique décide qui, hors de votre zone cible, peut voir vos annonces. Avec « Présence ou intérêt » (Presence or interest), les personnes qui s’intéressent à vos zones peuvent les voir depuis n’importe où ; avec « Présence » (Presence), seulement les personnes qui se trouvent, ou se trouvent régulièrement, dans vos zones. Exclure entièrement la Chine ou Singapour n’a de sens que si vous n’y avez aucun client.
Ce qu’ajoute AdProtektor
AdProtektor évalue chaque visite qui charge vos pages, d’après le réseau auquel appartient l’adresse et le comportement de la visite, si bien que les sessions automatisées apparaissent comme Bot dans votre tableau de bord et non comme une audience, qu’elles viennent d’une annonce ou non. Quand elles viennent de vos annonces, il bloque les sources qui dépassent votre seuil et tient à jour vos listes d’exclusion Google Ads. Avec ConversionOS, il peut aussi retenir les conversions des visiteurs bloqués au lieu de les envoyer à Google Ads, Meta et GA4. Les visites fantômes qui ne chargent jamais vos pages sont invisibles pour tout script de votre site, le nôtre compris : on ne peut les traiter que dans GA4.
Un pic venu de Lanzhou n’est pas un nouveau marché. Vérifiez le journal avant de changer quoi que ce soit d’autre.
Pour voir lesquels de vos visiteurs sont de l’automatisation et les tenir à l’écart de vos annonces, démarrez un essai gratuit et ajoutez le script à votre site.